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Remettre son chauffage en route après l'été : notre check-list
Vous rallumez le chauffage et rien ne se passe comme prévu : radiateurs tièdes, chaudière en défaut, pression à zéro. C'est la période. Voici ce que vous pouvez vérifier vous-même avant d'appeler, dans l'ordre où nous le faisons sur place.
Article publié le 17 octobre 2026 · écrit par l'équipe technique de Service Technic Belgium
★★★★★5,0sur Google22 ans d'expériencePrix annoncé avant les travaux

Pourquoi ça coince après l'été
Pendant quatre ou cinq mois, l'eau du circuit de chauffage n'a pas bougé. La chaudière a peut-être continué à faire l'eau chaude, mais les radiateurs, eux, sont restés à l'arrêt. Les boues se déposent au fond, l'air remonte en haut, et les pièces qui bougent d'habitude se collent : le circulateur, les vannes thermostatiques, la vanne trois voies.
Autre chose que peu de gens savent : un circuit fermé perd un peu de pression avec le temps, même sans fuite visible. Une installation à 1,5 bar en avril peut très bien être à 0,8 en octobre. Et beaucoup de chaudières murales refusent de démarrer sous 1 bar, ou s'y approchent et se bloquent au premier allumage.
Un cas typique, on en a plusieurs par semaine en octobre : le client pense que sa chaudière a lâché. Code de défaut, pas de chauffage. On arrive, la pression est à 0,4 bar. Remplissage jusqu'à 1,5, purge de deux radiateurs à l'étage, et tout est reparti. Vingt minutes.
Ce qu'on regarde, dans l'ordre
La pression d'abord
Le manomètre est sur la façade de la chaudière ou juste en dessous. À froid, sur une maison classique avec une chaudière murale, on vise entre 1 et 1,5 bar. Dans un immeuble ou une maison sur trois étages, ça peut être un peu plus. La notice de l'appareil donne la bonne valeur.
Si vous êtes sous 1 bar, on remet de l'eau par le robinet de remplissage. Doucement. On ouvre, on regarde l'aiguille monter, on referme bien. L'erreur classique, c'est de laisser ouvert trop longtemps et de monter à 3 bar : la soupape de sécurité s'ouvre et de l'eau coule par le tuyau d'évacuation. Pas dangereux, mais pas malin non plus.
Une remarque honnête : si vous devez remettre de l'eau une fois après l'été, c'est normal. Si ça redescend dans la semaine, ce n'est plus un simple remplissage. Il y a une fuite quelque part, une soupape qui goutte ou un vase d'expansion à plat. Notre page sur la pression de chaudière trop basse explique comment on cherche.
Les vannes de radiateurs
Avant de lancer le chauffage, mettez toutes les têtes thermostatiques au maximum. Un radiateur resté fermé tout l'été a souvent la tige de la vanne collée. Dévissez la tête (une bague ou un écrou, ça se fait à la main sur la plupart des modèles) et appuyez sur la petite tige métallique avec le doigt. Elle doit s'enfoncer et remonter toute seule.
Si elle reste en bas, quelques pressions, un petit tapotement avec le manche d'un tournevis. Ça suffit souvent. Ce qu'on voit trop : des clients qui attaquent la tige à la pince. Elle se tord, le presse-étoupe se met à fuir, et la petite réparation devient un remplacement de vanne.
Le tour des radiateurs
Thermostat d'ambiance trois ou quatre degrés au-dessus de la température de la pièce, et on laisse tourner une bonne demi-heure. Ensuite, on passe dans chaque pièce, la main à plat sur le radiateur.
Chaud en bas et froid en haut, c'est de l'air. Il faut purger. Chaud en haut et froid en bas, c'est plutôt de la boue au fond du radiateur : la purge n'y changera rien, il faut un rinçage ou un désembouage. Un seul radiateur froid alors que les autres chauffent, on pense d'abord à la vanne. Tout tiède partout, on regarde la chaudière, le circulateur ou les réglages. Notre page radiateur froid reprend ces cas un par un.
La purge
On arrête le chauffage et on attend quelques minutes que l'eau se calme. Clé de purge, chiffon, petit récipient. On ouvre le purgeur d'un quart de tour : ça siffle, puis l'eau arrive. Dès que le jet est régulier, on referme. On commence par le bas de la maison et on finit par l'étage.
Et après la purge, on retourne voir la pression. Toujours. C'est l'oubli numéro un : on a sorti de l'air, donc la pression a baissé, et la chaudière se met en défaut le lendemain matin. Résultat, on nous appelle pour une « panne » qui n'en est pas une.
Le thermostat
Les thermostats sans fil ont souvent des piles mortes après l'été. Le changement d'heure de fin octobre décale aussi les programmes. Changez les piles, remettez l'heure, vérifiez le programme de la semaine.
Sur la chaudière elle-même, regardez si elle n'est pas restée en mode été (le symbole robinet seul, sans le radiateur). En mode été, elle fait l'eau chaude et c'est tout. On se déplace chaque année pour ce bouton-là.
Autour de la chaudière
La chaufferie a souvent servi de débarras pendant l'été. Cartons, linge qui sèche, bidons de produits d'entretien. Une chaudière a besoin d'air et d'un peu d'espace pour l'entretien. Les grilles de ventilation du local ne se bouchent jamais, même quand il fait froid. Jetez aussi un œil dehors sur la ventouse ou la sortie du conduit : feuilles, nid d'oiseau, plastique accroché.
Le premier allumage
Restez à côté. Un petit clac à l'allumage, c'est normal. Ce qui ne l'est pas : un bruit de bouilloire, des coups dans les tuyaux, un sifflement fort, une odeur de gaz ou de brûlé, des traces noires autour de l'appareil, une flamme jaune sur un vieux modèle où on la voit. Dans ces cas-là, on coupe et on appelle.
Les trois pannes qu'on voit le plus en octobre
La chaudière qui se bloque juste après l'allumage, avec un voyant rouge ou un code. Manque de pression, défaut d'allumage ou surchauffe parce que l'eau ne circule pas. On peut réarmer une fois. Si la chaudière se met en sécurité à nouveau, on arrête de réarmer : elle se protège pour une raison.
Le circulateur grippé. La chaudière chauffe, le tuyau de départ est brûlant, mais les radiateurs restent froids. La petite pompe n'a pas tourné depuis avril et ne redémarre pas. Pour nous c'est vite vu au bruit et à la température des tuyaux. Pour un particulier, ce n'est pas une pièce à démonter.
La vanne trois voies bloquée côté eau chaude. La douche est parfaite, les radiateurs sont froids. Le moteur ou la cartouche de la vanne ne bascule plus. Le diagnostic prend quelques minutes, la réparation dépend du modèle.

L'entretien, avant ou juste après la remise en route
Le bon moment pour l'entretien, c'est avant l'hiver. On nettoie le brûleur et l'échangeur, on mesure la combustion à l'analyseur, on contrôle les sécurités, on vérifie le vase d'expansion (souvent dégonflé sur les appareils de plus de dix ans, et c'est lui qui fait chuter la pression). Une chaudière entretenue redémarre mieux et tombe moins en panne en janvier, quand tout le monde appelle en même temps. En Belgique, l'entretien périodique est aussi encadré par les Régions, avec des fréquences qui varient selon la Région et le combustible. Pour la vôtre, voyez notre page entretien de chaudière.
Quand il faut nous appeler
Le remplissage, la purge, les piles du thermostat : vous pouvez le faire. Pour le reste, on préfère que vous appeliez. Surtout si la pression redescend après quelques jours, si la chaudière se remet en sécurité, si de l'eau coule sous l'appareil ou par la soupape, ou si les radiateurs restent froids alors que la chaudière tourne.
Une odeur de gaz, c'est autre chose : on ne touche à rien, aucun interrupteur, on sort et on appelle depuis dehors le numéro d'urgence gaz ou le 112.
Ça fait 22 ans qu'on relance des chauffages à cette saison, à Bruxelles et en Wallonie, sur toutes les grandes marques. Plus de 130 clients nous ont laissé un avis sur Google. Pour une panne, voyez notre page dépannage de chaudière.
Ce que disent nos clients
Publié sur Bob BlommaertTrustindex vérifie que la source originale de l'avis est Google. Super quick intervention on a late Tuesday evening!Publié sur Felix RathjeTrustindex vérifie que la source originale de l'avis est Google. Top service. Very professional. Clear communication and no sneaky sales pitches. Problem identified, problem solved. Correct!Publié sur Sébastien CharlesTrustindex vérifie que la source originale de l'avis est Google. Très content du service : communication via emails, entretien de la chaudière avec photos avant/après. Je recommande !Publié sur Radoua ChaaraTrustindex vérifie que la source originale de l'avis est Google. Very professional and fast service!! TopPublié sur Alae EabdenbitsenTrustindex vérifie que la source originale de l'avis est Google. Very nice of plumbing thanks a lot!
Questions fréquentes
Faut-il purger ses radiateurs chaque année ?
Non. Seulement ceux qui ont de l'air, donc froids en haut. Un tour à la main suffit pour le savoir.
Quelle pression pour ma chaudière ?
Entre 1 et 1,5 bar à froid pour la plupart des chaudières murales en maison. Un peu plus dans un bâtiment haut. La notice fait foi.
Ma chaudière ne démarre pas après l'été, c'est grave ?
Rarement. Pression trop basse, mode été ou piles du thermostat dans la plupart des cas. Si ces trois points sont bons, appelez un chauffagiste.
Je dois remettre de l'eau toutes les semaines, c'est normal ?
Non. Il y a une fuite, une soupape qui goutte ou un vase d'expansion à regonfler. Ça se cherche.
Votre chauffage ne repart pas ?
Si vous avez fait le tour et que ça ne chauffe toujours pas, ou si vous voulez simplement un contrôle avant les grands froids, prenez rendez-vous en ligne. On vous rappelle pour fixer le passage d'un de nos chauffagistes.
